Thème du mois: le postmodernisme dans l’église

Le mois d’Auguste étant passé, le blog Phileosophia reprend du service. Après avoir parlé des nations, de la Famille et l’Etat, du génocide de Vendée, et des valeurs chrétiennes, le thème du mois de Septembre sera… Vivre dans une époque post-moderne.

Cocorico, pour une fois que nous sommes les inventeurs de quelque chose, il faut que ce soit la philosophie la plus funeste de l’histoire occidentale. La postmodernité est à l’origine une critique de la modernité. Ainsi, Jean-François Lyotard disait dans La Condition Postmoderne que nous étions sortis des « grands récits » ou des grandes images qui nous permettaient de comprendre ou appréhender la réalité. En disant cela, il avait en tête le modernisme qui mettait toute sa foi dans le Progrès, et en particulier le progrès technique et le progrès politique (la démocratie). Seulement voilà : deux guerres mondiales plus tard, nous ne pouvons plus en toute honnêteté dire que la Technique ne nous fera que du bien, et que la Démocratie est garantie dans l’avenir. La modernité a détruit toute tradition –et en particulier les traditions religieuses- mais n’a pas été capable de tenir ses propres promesses.

Plutôt que de fournir un grand projet en plus pour l’humanité, le post-modernisme se contente d’acter et signer, et d’enseigner qu’il n’y a en fait rien d’autre à faire ou à construire pour l’humanité : tout ce qui reste ce sont des individus qui cherchent frénétiquement leur propre plaisir et leur propre petit « sens de la vie ». Il n’y a pas de grand dessein, tout ce qui existe ce sont des petits plaisirs et des buts personnels.

A l’intérieur de l’église, tout comme dans le reste de la société, ces idées ont fait du ravage : l’Evangile de prospérité et toutes ses versions plus édulcorées n’est rien d’autre que du christianisme post-moderne. Le recentrage de notre liturgie autour de l’expérience de l’onction et de la festivité aussi est un marqueur de ce climat philosophique. A terme, ce qui nous menace n’est rien d’autre que la dissolution de notre tradition, et avec elle notre seul lien avec les apôtres, puis le Christ. Nous serons alors de ces gens qui « aiment la piété, mais renient ce qui en fait la force ».

Que faut-il faire ? Face au nouvel ordre philosophique, il y a deux réactions très différentes, dans l’église comme en dehors : il y a le réflexe conservateur, certains parlent même de crispation, qui cherche à renouer le contact avec la tradition, renouer avec la grande image d’avant pour regagner le contrôle de nos destins. Ce n’est pas un mystère, c’est dans cette démarche que je me place. Deuxième réaction : Il y a l’abandon libéral, qui accueille au contraire ce crépuscule des métarécits à bras ouverts et essaie de nager avec le courant plutôt que de lutter contre. C’est plutôt la démarche du christianisme libéral, mais pas que : certaines formes de pentecôtisme aussi.

Durant ce mois, nous allons donc tâcher de savoir quelle devrait être la riposte conservatrice dans l’église, et quelle forme elle devrait avoir.

-Diagnostic

-Que garder et comment lutter contre l’hyperindividualisme ?

-Que garder et comment lutter contre l’égalitarisme absolu ?

-Que garder et comment lutter contre la consommation religieuse ?

-Que garder et comment lutter contre la Technique religieuse ?

Par la grâce de Dieu, j’espère apporter de bonnes idées applicables pour nous aider à réformer le christianisme en vue de sa survie. Priez pour que j’y parvienne.

3 commentaires sur “Thème du mois: le postmodernisme dans l’église

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