La nation est une idée de Dieu, et çà change tout!

Dans le premier article, je disais qu’on ne pouvait pas définir une nation uniquement à partir de ce monde concret. Dans le deuxième, je défendais l’idée que la Nation est une idée abstraite qui existe dans la pensée de Dieu. J’avoue avoir plané plus haut que d’habitude, la question légitime est alors: et alors? Quelle différence cela fait que la nation soit une idée de Dieu ou pas? Et bien tout! Cela change tout et des choses très concrètes!

Voici une liste non exhaustive:

La philosophie mondialiste est fausse

Par philosophie mondialiste, j’entends l’ensemble d’idées et de discours qui soutiennent la disparition progressive des nations au profit d’une communauté « globale ». Vous connaissez sûrement l’utopie du « village global ». Très à la mode après la 2e guerre mondiale, elle s’est concrétisée par la création de l’ONU et de l’Union Européenne, avec leur montée en autorité, l’Union Européenne ayant récupéré des pans entiers de souveraineté nationale (et notamment monétaire) et l’ONU donnant des bon et mauvais points aux nations (cf les résolutions contre Israël).

Si les nations sont des idées de Dieu, alors cela veut dire que c’est une réalité indépassable, que nous n’avons pas la liberté de redéfinir ou de faire disparaître. La nation est une idée divine au même titre que la famille. Pour nous qui défendons et chérissons la famille, cela devrait suffisamment parler. Si les nations sont des idées de Dieu, alors toute tentative de les abolir ou de les dépasser est vouée à l’échec. D’où le patinage des institutions internationles et les paniques diverses que rencontrent les mondialistes en ce moment.

Cette crise me permet d’ailleurs de commenter la différence entre concept humain et concept divin. Un concept est un objet mental (qui existe « vraiment »). Si c’est un concept divin, il endure et survit à toutes les crises et les changements, parce qu’il est avant tout une idée dans la tête de Dieu, et que la pensée de Dieu est éternelle (Jean 1.1). Un concept humain en revanche, survit tant qu’il y a des humains pour le soutenir. A partir du moment où le nombre de « croyants » au mondialisme se restreint, le concept même de mondialisation se restreint et menace de disparaître comme n’importe quel dieu nordique privé de fidèles. Quand plus aucun humain n’y pense, le concept humain disparaît.

La nation est un concept divin, la mondialisation un concept humain. Devinez celui qui va disparaître le premier.

Notre identité individuelle n’est pas indépendante des nations

Si nous admettons que Dieu a crée l’être humain, le concept de famille et de nations alors voici la conséquence: l’homme ne peut se définir en dehors de la famille (ne serait ce que parce qu’il y naît), et il ne peut se définir en dehors des nations. Cela coupe net toute tentative de créer une identité a-nationale ou religion de notre humanité commune.

« De l’immense univers, il [l’homme] est le citoyen! » – Le Maître d’Armes dans De Capes et de Crocs, IX, Ayrolles et Masbou

Si je ce que je dis est vrai alors souffrez,
monsieur le Maître d’armes, que je vous corrige.
Je ne souhaite pas contre vous être en lige,
Mais vos propos sont contre la divine pensée.

Hum, retour au sérieux.

L' »humanité » commune se résume à très peu de choses: l’image de Dieu que nous portons tous. Pour tous les détails spécifiques et vraiment individualisants de la nature humaine, il faut forcément tenir compte de nos familles et de nos nations. Vouloir définir l’être humain en dehors de son contexte familial et de son contexte national est voué à l’échec. Dieu n’a tout simplement pas voulu qu’il existe un « humain générique » qui traverse toutes les cultures et toutes les époques.

Le déisme des Lumières, puis l’athéisme révolutionnaire a précisément nié ce point, et a cherché à faire émerger cet humain a-national qui en fait n’existe pas. Tout ce que l’athéisme a obtenu, c’est la destruction des cultures et les noyades des identités régionales. L’homme générique n’existe toujours pas, malgré tout les efforts pour promouvoir une identité commune affranchie des nations.

Peut-être parce qu’à la base, Dieu ne concevait pas d’humains n’appartenant pas à des nations.

Les nations préservent la vraie diversité individuelle

Tout ce que Dieu a fait, c’est pour sa propre gloire. C’est pour qu’il y ait un individu à l’image de Dieu qu’il a crée l’humain, c’est pour avoir l’image des relations intra-trinitaires qu’il a crée le mariage et la famille, et c’est pour refléter le maximum de sa riche diversité et profondeur qu’il a multiplié les nations, afin que de multiples pensées et sensibilités le connaissent chacune sous un angle différent. Il n’y aurait pas eu assez de différence avec seulement des familles: la culture d’une nation est beaucoup plus riche que celle d’une famille, et qui dit richesse dit variété plus grande.

Si l’on supprime l’échelon des nations, alors on perd en diversité, il n’existe plus qu’une seule pensée cosmopolite, mondialisante. Ce n’est pas de la spéculation, nous voyons cet état d’esprit tous les jours dans la bouche de nos élites.

Ce n’est pas le fruit d’un complot illumino-reptilien: c’est tout simplement la conséquence de ce qui arrive quand les seules catégories qui définissent l’être humain ne sont plus: individu-famille-nations, mais individu-somme de tous les individus. Qui peut être semblable à moi si ma famille et ma nation ne sont que des illusions archaïques? Celui qui pense exactement comme moi. Le discours devient le seul terrain possible d’entente, et il se met en place une pression très forte pour que la pensée soit unique.

Quand deux frères sont en désaccords, il restent tout de même des frères, cela ne peut pas changer. Quand deux français sont en désaccord, ils restent tout de même des français, ce point commun-là ne peut pas être enlevé. Quand deux mondialistes sont en désaccord, il n’y a plus de point commun possible. Il faut que les pensées, les phrases, les mots même soient uniformisés, sinon la vraie humanité (indépendante des nations) disparaît. C’est ce que nous voyons à l’oeuvre aujourd’hui avec la grande uniformité des « éléments de langage » qui est une conséquence du mondialisme.

Évidemment, cela se fait au détriment de la richesse et de la diversité humaine. Admirez l’ironie: les plus grands défenseurs de la diversité (en tout cas du mot) sont aussi ceux qui sont les plus conformistes et les plus rigides. C’est leur philosophie défaillante qui les oblige à être ainsi.

A l’inverse, la pensée chrétienne met l’accent sur la réalité de la famille, la réalité de la nation, et crée donc des conditions favorables à l’épanouissement et le développement de la diversité, quitte à multiplier les différences.

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